Démenti d’Alpinov X – article Les Echos « Alpinov veut révolutionner la culture de la neige » du 07/11/2018

Alpinov X dément certains propos contenus dans l’article « Alpinov veut révolutionner la culture de la neige » publié par le journal Les Echos le 07 novembre 2018 et pour lequel Mr Fabrice Aubouy, directeur marketing et commercial d’Alpinov X, a été interviewé :

• Le nom de l’entreprise Alpinov X a été mal orthographié : « Alpinov »,
• Alpinov X aurait enregistré « une douzaine d’intentions de commande signées par les collectivités ». A ce jour, une douzaine de lettre d’intérêt de domaines skiables gérés à la fois par des exploitants publics et privés, ont été reçues par la société alors que des discussions plus concrètes sont en cours pour la signature de lettres d’intentions de commande (aujourd’hui 2 ont été signées),
• L’affirmation concernant notre technologie est « 4 à 5 fois plus performante que les technologies actuelles de canons à neige » est biaisée. En effet, notre technologie consomme a minima 4 fois moins d’électricité que les enneigeurs non météo-dépendants et transforme en neige retrouvée sur la piste jusqu’à 40% plus d’eau par rapport aux enneigeurs traditionnels,
• Les propos de Fabrice Aubouy : « Les actuels canons à neige sont responsables de gaspillages » ont été déformés. En effet, nous considérons que l’eau prélevée pour les techniques de neige de culture traditionnelles engendrent des déperditions, mais que ces dernières sont directement restituées à son environnement naturel.
• L’affirmation suivante : « Les dernières études de l’IRSTEA estiment qu’au moins 40% de l’eau utilisée ne se retrouvent pas sur la piste. »
L’étude menée – Pierre Spandre, Hugues François, Emmanuel Thibert, Samuel Morin, and Emmanuelle George-Marcelpoil. « Determination of snowmaking efficiency on a ski slope from observations and modelling of snowmaking events and seasonal snow accumulation ». Publié le 07 Avril 2017. https://www.the-cryosphere.net/11/891/2017/ [consulté le 09/11/2018] – indique que la déperdition en eau peut atteindre jusqu’à 40% des volumes d’eau prélevés ; ce taux étant très variable d’un gestionnaire à l’autre.
• L’affirmation suivante : « Contrairement aux enneigeurs classiques qui exigent un froid de -3 degrés […] » est incomplète. En effet, il est communément acté que les techniques des enneigeurs conventionnels nécessitent un niveau de froid minimum pour fonctionner. Ce dernier varie grandement en fonction de l’humidité relative de l’atmosphère à un instant T. Ainsi, ce qu’il convient d’appeler les températures marginales de fonctionnement des enneigeurs traditionnels se situent globalement entre -3 et -1°C, même s’il est arrivé qu’exceptionnellement, la production de neige par 0°C soit possible grâce à une hygrométrie extrêmement basse.
Enfin, il s’agit de préciser que la température de fonctionnement optimal des enneigeurs classiques se situe autour de -10°C.
• Dans l’affirmation suivante : « L’objectif […] est d’aider les stations à résoudre un problème tout en évitant de construire d’autres retenues collinaires et de stocker d’énormes quantités d’eau aussitôt gaspillée », la formulation « aussitôt gaspillée » est totalement inadaptée. En effet, l’eau des retenues collinaires sert à la production de neige, dont les volumes sont utilisés pendant le saison hivernale, et est ensuite restituée à son environnement naturel à la période de fonte.
• L’affirmation suivante : « levé 1 million d’euros en 2017 avec le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes comme chef de file […] » est erronée.
• L’information suivante est incomplète : « après une phase de tests réussis dans les stations de Vaujany, Villard-de-Lans et Chamrousse […] » est erronée puisque les phases de tests ont été menés uniquement à Villard-de-Lans et Chamrousse, alors qu’une dernière est prévue à Vaujany (donc non réalisée à ce jour).